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Outre, les kata, les techniques ont également évolué. A l'époque de Gichin Funakoshi, les positions étaient hautes. Yoshitaka les a considérablement descendu et accentué afin de renforcer la musculature des pratiquants et de descendre le centre de gravité. Les coups de pieds sont également portés au niveau le plus haut et beaucoup de nouveaux sont venus se greffer. A l'origine, seuls Mae geri, Kin Geri et Yoko Geri (Gedan) étaient pratiqués. Tous les coups circulaires, arrières, sautés, et autres ont étés rajoutés après 1945.

Si on peut ici saluer le travail accompli et la richesse du capital technique du Shotokan, bon nombre de critiques pleuvent toujours quand à ces changements. En effet, de part son statut actuel, le Shotokan est surtout un style dédié à des pratiquants jeunes. Car, avec l'âge, les coups de pieds hauts sont beaucoup plus difficiles à exécuter et les positions basses plus dures à tenir.

Cependant, une pratique régulière et anatomiquement logique peut palier ces désagrément en accordant le bénéfice d'une musculature particulièrement bien développée et spécifique. Preuve en est l'incroyable efficacité de certains experts Shotokan qui pratiquent, à plus de soixante dix ans, des coups de pieds spectaculaires et un enracinement au sol incroyable.

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Gishin Funakoshi était un lettré qui non seulement composait des poèmes mais était versé dans l'art de la calligraphie.Il avait choisi comme nom de plume "Shoto" pour signer ses oeuvres , ce qui signifie "Bruissement de la pinéde". En effet, dans sa jeunesse à Okinawa, il aimaits se promener sur les collines et les monts couverts de pinèdes qui forment une chaîne montagneuse appelée "Mont de la queue de tigre".

Kan signifie salle ou dojo.

Shotokan est le nom que Gishin Funakoshi donna à son dojo, construit en 1938, grâce aux dons de ses élèves.

Il sera détruit en 1945 par les bombardements. Par la suite, Shotokan deviendra le nom de son école.

Depuis le début, le karaté s'est enseigné par le kata. Pas de kumité ou de kihon, uniquement les kata. Il existait alors quinze kata classiques dont certains (les Pinan) furent créés par Itosu afin de faciliter l'apprentissage des techniques.

Par la suite, Gichin Funakoshi "japonisera" les noms des kata, afin que chacun évoque une symbolique particulière.

Ainsi par exemple, les Pinan devinrent Heian (la paix), Naifanchi devint Tekki (le cavalier) en référence à la position solide adoptée pendant le Kata, Kushanku devint Kanku (regarder le ciel) pour illustrer les premières techniques, Seshan devint Hangetsu (demi-lune) en référence à la position, Chinto devint Gankaku (la grue sur le rocher) illustrant une posture sur un pied montrée dans le Kata, Wanshu se transforma en Empi (le vol de l'hirondelle) en rapport avec le saut contenu dans le Kata, Passai devint Bassai (traverser la forteresse) qui évoque puissance et rapidité dans le kata, sans oublier Jion faisant référence à un temple bouddhiste, et Jitte signifiant "les dix mains" illustrant les dix adversaires combattus dans le Kata.

Par la suite, plusieurs autre kata furent crées par les élèves de Gichin Funakoshi : Kanku-Sho, Bassai-Sho, Tekki Shodann Nidan et Sandan, Sochin, Nijushiho, Gojushiho-Sho, Gojushiho-Dai, Meikyo, Unsu, Chinte, Jiin, Wankan et tout récemment Gankaku Sho (créé par Maître Kanazawa en reprenant l'ancien Kata Chinto du Shurite).

Le Shotokan se compose aujourd'hui de 26 kata (27 avec Gankaku Sho mais il n'est pas encore rentré dans le circuit officiel).